Ecole de permaculture

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OBJECTIF DU PROJET – MICRO OBJECTIFS

Offrir un espace didactique illustratif des techniques permaculturelles à l’intérieur et en collaboration avec le jardin botanique de Kisantu pour former un maximum de personnes aux techniques de design en permaculture et plus spécifiquement les techniques suivantes :

  1. Micro culture biointensive: ou comment obtenir une autosuffisance alimentaire durable sur 372 m carré par personne (pour une saison de culture de 6 mois, en Afrique nous pouvons réduire cette surface)
  2. Agroforesterie: ou comment installer une forêt nourricière en copiant la nature et qui permet de répondre à tous les besoins (nourriture, eau, énergie, matériaux de construction, herbes médicinales)
  3. Habitat écodurable: ou comment créer des habitations écologique et durable répondants aux besoins de base (eau, énergie, recyclage des eaux par biodigesteur) avec les ressources de la forêt nourricière.

MICRO CULTURE BIOINTENSIVE

La micro-agriculture biointensive est un système agricole durable visant à produire une autonomie nutritive sur un minimum de terrain tout en enrichissant en humus le sol cultivé. C’est un système agricole auto-fertile et autonome en semences.

LES PRINCIPES DE LA CULTURE BIO INTENSIVE PERMACULTURELLE

  • Culture sur butte avec double-bêchage (c’est-à-dire travail du sol sur une profondeur de deux fers de bêche, soit environ 60 cm) initial. Par la suite, lorsque le sol acquiert une bonne structure, on ne le travaille plus et n’y incorpore le compost qu’en surface, on l’ameublit sans retournement à l’aide d’une grelinette ou outil similaire. Cela permet une meilleure aération en même temps qu’une meilleure pénétration de l’eau (ce qui limite les besoins en arrosage).
  • Apports en matière organique humifiante (compost, mulch), cette matière étant produite par les plantes elles-mêmes. Ainsi aucun apport organique extérieur n’est pas indispensable après la première année de culture.
  • Semis/plantations en quinconce pour mieux utiliser l’espace en respectant les distances de semis/plantation propres à chaque plante. Ce mode de plantation génère un microclimat plus frais et humide à la surface du sol, ce qui limite les besoins en arrosage.
  • Association d’espèces à bénéfices réciproques (ou « plantes compagnes« ), et rotations des cultures en fonction de leurs besoins en azote. Ces deux pratiques sont bien connues et appliquées dans toutes les pratiques permaculturelle.
  • Plantation sur le principe des 60/30/10 :
  • 60% : Les plantes à grains, à haute teneur calorique et protéique par gramme d’aliment, représentent 60 % de la surface cultivée. Ce sont leurs tiges et leurs feuilles qui fourniront del’humus pour l’ensemble des plantations. Il s’agit donc d’un système autofertile.
  • 30% : les légumes-racines et bulbes à forte productivité calorique et protéique par unité de surface, représentent 30 % de la surface cultivée.
  • 10% : les légumes-feuilles, légumes-fruits, pois et haricots, représentent 10 % de la surface cultivée.

Ces proportions ont été pensées en fonction des besoins en biomasse pour la production d’humus, ainsi que des besoins alimentaires humains. Pour ce dernier point on veillera en particulier, si on cultive des céréales, à cultiver suffisamment de fabacées (fèves, haricots, pois) pour complémenter leur apport protéique.

  • Autoproduction de semences, utilisation de variétés-populations.

AVANTAGES DE LA MICROCULTURE BIOINTENSIVE

  • HUMUS :Elle enrichit le sol en humus et y permet le développement des êtres vivants associés (champignons, bactéries, vers de terre etc.)
  • CHANGEMENT CLIMATIQUE: Elle fixe une grande quantité de carbone atmosphérique par unité de surface sous forme d’humus.
  • ABORDABLE : Elle ne nécessite aucun outillage onéreux ou énergivore
  • AUTONOMIE : Elle permet une autonomie alimentaire durable, sans intrant, sur une petite surface (372 m2 en moyenne pour une autonomie alimentaire totale en régime végétalien et pour une saison de croissance de 6 mois).
  • ECOLOGIE : Elle permet de minimiser la part alimentaire de notre empreinte écologique, d’une part du fait de la faible surface cultivée nécessaire, d’autre part du fait de l’absence de transport et de transformation industrielle des aliments.
  • SURFACE : De par la faible surface cultivée nécessaire, elle permet de laisser de la place pour le développement d’écosystèmes sauvages.
  • PRESERVATION : Elle répond à la nécessité de diminuer la surface de terre cultivée pour se nourrir.
  • BIODIVERSITE : L’autoproduction de semences de variétés-populations permet de contribuer à sauvegarder la biodiversité des plantes cultivées.